Photo mars 2026

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Vue sous un aqueduc métallique vert aux poutres géométriques, mur en béton avec graffitis colorés, ciel bleu en arrière-plan.

Tu passes dessous presque sans y prêter attention. Pourtant, au-dessus de ta tête, des tonnes d’eau en mouvement glissent silencieusement, parfois viennent s’ajouter des péniches. Des tonnes de métal, d’eau et d’acier qui te frôlent sans bruit. Tout cela n’est séparé de ta tête que par quelques centimètres de métal et d’air. À gauche, du ballast — ces pierres qui stabilisent, qui ancrent, qui portent. Et sur le béton, quelqu’un a écrit : “Hass ist Ballast” — la haine est un fardeau. Le ballast stabilise l’aqueduc et te protège de son poids, mais tu pourrais être écrasé par un poids invisible que tu as choisi de porter seul. Certains poids sont calculés, maîtrisés, nécessaires. D’autres, qu’on choisit de porter seul, écrasent bien plus sûrement que l’acier.